Test de The Baconing sur PS3, 360 et PC : Ooh... Baby !
Deathspank est de retour dans une nouvelle aventure, mais qui finalement, n'apporte pas tant de nouveautés que ça.
L'histoire va nous amener à sillonner de nombreux paysages pour faire face à des situations atypiques (soutenir la campagne d'un maire véreux, lobotomiser les résidents de plusieurs îles, résoudre un meurtre chez les dieux, se faire reconnaître par des Leprechauns mafieux, remettre de l'ordre dans un parc d'attractions nucléaire...). Le but de cette longue quête d'un peu plus de dix heures est de venir à bout d'un Anti-Deathspank particulièrement coriace. Pour l'affaiblir, notre héros va devoir partir à la recherche d'un feu très puissant (Fire of Beacon) afin d'y jeter ses slips... Sacré programme !
Le jeu conserve une vue légèrement du dessus. Bien que l'on puisse jouer avec les zooms, on n'a malheureusement pas les commandes pour orienter la caméra. Les combats deviennent donc assez maladroits surtout lorsque les ennemis sont à distance et en dehors du champ de vision. Les affrontements sont d'ailleurs un peu brouillons. Les adversaires débarquent souvent en groupe et n'hésitent pas à entourer le héros ou faire le tour d'un rocher si jamais on se cache derrière. Notre barre de vie a donc tendance à se vider souvent et assez rapidement, parfois même avant que l'on ait pu utiliser une potion de soin.
Bien que la difficulté soit ajustable, la mort peut rapidement survenir même pour un simple combat. Cela n'a cependant pas vraiment d'impact sur le jeu puisque Deathspank va juste laisser tomber de l'argent au sol et réapparaitre dans les cabinets les plus proches. Ces derniers permettent également de se téléporter à d'autres toilettes sur la carte, cette dernière étant assez grande. Pratique donc pour rapidement retourner faire le plein en ville. En ce qui concerne la difficulté des énigmes, le joueur peut compter sur les biscuits porte-bonheur qui permettent de débloquer des indices de plus en plus précis (selon le nombre de biscuits utilisés) au cas où il coincerait.
Pour progresser dans les environnements, il ne faudra pas hésiter à utiliser beaucoup d'objets (grenade, invincibilité temporaire, invocation de morts-vivants, potions de soin...) et à adapter sa stratégie selon la situation. En effet, certains ennemis sont seulement sensibles à un élément, d'autres peuvent être éliminés rapidement en renvoyant ses projectiles grâce à notre bouclier... Malheureusement, si la théorie peut laisser sous-entendre un gameplay raffiné, dans la pratique le joueur est tenté de foncer au corps à corps et consommer beaucoup d'objets de soins. Certes, sur la longueur la technique fonctionne la plupart du temps, mais elle entraîne également souvent la mort.
Le joueur a deux sticks pour disposer ses objets/consommables et ses armes. Il faut dire que l'arsenal est assez varié (ah... l'Orphan Gun, mon préféré !). Marteau, gants, scie, épée, revolver, projectiles... Et pourtant, le gameplay ne change pratiquement pas. Finalement, seules les armes de distances se démarquent de celles du corps à corps. Dommage...
Les armes, comme les armures, changent l'aspect du héros. Le tout conserve une ambiance toujours déjantée ayant généralement un lien avec la situation (tenue de mafieux, déguisement de mascotte du parc d'attractions, tenue de démon...). Les équipements se trouvent la plupart du temps dans des coffres ou sur des ennemis et demandent un certain niveau (le maximum étant 20) pour s'équiper. À noter que l'inventaire propose d'équiper automatiquement les meilleures armures afin d'éviter au joueur de faire un tour dans son inventaire à chaque montée en niveau.
À force de donner des coups, notre héros charge une jauge qui, une fois pleine, nous permet de libérer « La puissance de la justice » contenue dans une arme. L'effet de ce coup dépend, bien entendu de l'arme, et permet de simplifier un combat qui s'annonce coriace en obtenant un raid aérien, en électrocutant, gelant ou assommant les ennemis par exemple. Un affrontement peut également rapidement tourner à son avantage si l'on utilise les objets dispersés dans les environnements. Il s'agit généralement de barils d'explosif, de poison ou de magie élémentaire qui peuvent dangereusement faire baisser la barre de vie de tous ceux qui seront à proximité de lui. Un bon point : celui des temps de chargements. Malgré un environnement assez vaste, on a l'impression de ne jamais les voir et c'est tant mieux ! On reste ainsi plus facilement dans l'ambiance et le feu de l'action du jeu, avec ses musiques dynamiques et ses environnements à la patte graphique assez plaisante. Autre petit bonus du jeu : il peut entièrement se faire en coopération avec un deuxième joueur en branchant une autre manette. En revanche, ce mode n'est pas disponible en ligne.
Utiliser une potion d'invocation de morts-vivants appelée « Wrath of the Lich King », croiser Hadès en peignoir et en petit chausson à corne en enfer, rencontrer des demi-orphelins (hé oui, seul le père était orphelin !)... Finalement, la plus grande force de The Baconing reste son humour complètement décalé. Dommage que le système de combat soit un peu trop brouillon, car l'ambiance est vraiment plaisante. Les environnements sont colorés, les musiques entraînantes et Deathspank a toujours des répliques cinglantes. Avec des temps de chargements presque invisibles en jeu et une durée de vie de plus de dix heures, l'aventure est intense. Nul doute que les adeptes de la série seront conquis. Pour les autres, si la langue de Shakespeare et que le système de combat ne les rebute pas, ils passeront sans doute un très bon moment seul ou avec un ami.
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